Citation

"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

lundi 1 octobre 2018

Faux départ ~ Marion Messina

« La vie estudiantine était une surenchère d’épanouissement social. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Entre Aurélie, qui crève d’ennui dans une fac, et Alejandro, le Colombien expatrié, l’amour fou et inimitable, le frisson nouveau sont toujours à portée de corps mais jamais atteints. La vie fait parfois un drôle de bruit au démarrage…
Ce roman s’attelle à raconter l’entrée dans la vie active d’Aurélie, un peu sans elle finalement. Elle ne sait pas où elle veut aller, mais elle veut être avec Alejandro. Ce dernier cherche à mener sa vie pour lui avant tout. Il s’attache à Aurélie, mais n’a pas les mêmes priorités qu’elle. Ils vivent sans véritable repère, ils semblent flotter dans un décor mal adapté. Marion Messina nous plonge dans un quotidien sans fards où les personnages galèrent pour s’en sortir.
Le tableau est globalement noir, la vie est difficile, financièrement mais aussi socialement. Aurélie peine à se faire des amis. L’autrice insiste sur ces aspects fondamentaux de la vie et sur le fait qu’Aurélie n’a plus d’entrain ni d’espoir. Malheureusement, c’est le seul aspect qui ressort et c’est triste d’être autant désabusé à un si jeune âge. Au sortir de cette lecture, le moral n’est pas au beau fixe. Les sujets de société sont abordés avec justesse, mais c’est trop déséquilibré.
Il y a des passages un peu répétitifs où l’autrice énumère des routines, insistant sur la monotonie. C’est parfois un peu pesant, on comprend très rapidement l’idée et il semble inutile d’appuyer sur ces éléments.
Extrait :

« Il n’aimait pas la culture sociale, l’obsession du consensus, la bonne conscience du Français lettré qui se sent responsable de tous les maux de la planète, de la condition des Roms à la fonte de la calotte glaciaire. Il ne supportait plus le cinéma français, la spontanéité avec laquelle ses amies lui proposaient un mariage blanc pour l’aider avec ses papiers, il avait en horreur qu’on le complimente pour la libération d’Ingrid Betancourt, vomissait l’expression citoyen du monde. »
Le mot de la fin :

Un premier roman qui s’attache à retranscrire le quotidien de deux jeunes adultes avec un regard un peu trop désenchanté.

Merci à Babelio et à J'ai Lu pour cet envoi !

Alors, voulez-vous tourner ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N'hésitez pas à laisser votre nom et votre blog si vous en avez un ! :)

Merci de votre visite !