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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

mardi 9 mai 2017

La Trilogie de Wielstadt ~ Pierre Pevel

« Ai-je l’honneur de parler au Roi Misère, monarque des truands, garces et gueux de Wielstadt ? »


Résumé de la quatrième de couverture :

Hiver 1620 : après s’être acquitté d’une délicate mission pour l’Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de ma Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.

C’est une trilogie dense, car l’intrigue principale entrecoupe régulièrement des intrigues secondaires qui donnent du relief à l’ensemble. Politique et religion se mêlent pour une tension digne d’un polar. Kantz doit mener des enquêtes afin de comprendre la nature du mal qui ronge sa ville. Cette dernière, gardée par un dragon et une mystérieuse femme, semble à part, car la guerre qui ronge le pays ne l’atteint pas. Mais à la place, ce sont des créatures qui répandent la terreur.
Chaque tome présente une nouvelle menace, qui semble à chaque fois indépendante des autres. Ce n’est qu’à la fin que le lecteur place correctement les pièces du puzzle, car le but de la trilogie repose sur le personnage principal, Kantz, un homme qui cache bien des secrets.
Kantz est un solitaire, pieux mais ne fréquentant pas les églises. Incroyable combattant, sa rapière semble présenter des vertus étonnantes. Bien qu’il préfère être seul, ses amis n’hésitent pas à l’aider. Chandelle, une charmante petite fée, l’accompagne dans ses aventures, de même que Zacharios, un faune aubergiste, et Stefan, un jeune homme à son service. Une ribambelle d’autres personnages entre en scène au fur et à mesure pour une tension toujours croissante.
L’auteur écrit avec justesse et finesse. Le vocabulaire est au rendez-vous, avec une belle peinture d’une ville allemande du XVIIe siècle. Le rythme est parfois un peu lent, d’autant qu’on a souvent Kantz pour seul compagnon.
La fantasy est très bien dosée et intégrée à l’aspect historique. Les créatures sont présentes sans être oppressantes et la magie s’accorde parfaitement à l’univers créé. Celui-ci se décline dans des tons sombres et une atmosphère pesante. Frissons garantis !
Extrait :

« La fille du Roi Misère voulut parler mais, d’un geste vif et impérieux, Kantz le lui interdit. Il reprit, un ton plus bas, à l’intention des individus qui les cernaient :
“Je suis le chevalier Kantz. Avez-vous déjà entendu parler de moi ?”
Au frémissement qui parcourut l’assistance, il sembla que oui.
Mais cela ne parut rassurer quiconque. La réputation du chevalier était ambiguë : on le confondait volontiers avec les puissances maléfiques qu’il affrontait. Il passait pour sorcier, envoûteur, nécromant. Une rumeur l’accusait même d’être né des amours d’un démon et d’une mortelle. »
Le mot de la fin :

Une trilogie complexe avec de nombreuses péripéties qui s’entremêlent pour de la fantasy de haute qualité !

Alors, voulez-vous tourner ?

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