Citation

"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

dimanche 5 mars 2017

Dossier ~ Orphelins Baudelaire ~ Chapitre 6 : Voyant de détresse cryptique

« Les scélérats n’ont jamais le temps de lire, commenta Dewey. C’est l’une des raisons de leur scélératesse. »


L’affirmation ci-dessus du bibliothécaire dans le tome 12 met en avant un point crucial de l’association VDC : la culture. Elle est considérée comme essentielle par tous les nobles et serait bien utile aux scélérats dans certaines situations.
Olaf représente l’inculte volontaire par excellence.
Il ne veut même pas entendre parler de cela. C’est étrange du fait qu’il dirige une troupe de théâtre mais L’autobiographie non autorisée précise qu’il ne joue que des pièces autour de la personne d’Olaf. Dans le tome 1, la pièce « Un mariage heureux » est mise en scène par Olaf et elle a été écrite par un certain Alfred Tourtebuse, un nom peu engageant. De même, il utilise des déguisements fournis par VDC, se cache derrière un faux nom, mais ne sait pas ce qu’il représente. Dans le tome 7, il se fait ainsi appelé détective Arsène Dupin, en référence au gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc et au Dupin de Poe dans Double assassinat de la rue Morgue. Il contrefait ainsi ces personnages. Pourtant, lui qui au début ne comprenait pas un mot de ce que disait Prunille (comme beaucoup d’autres personnages), il parvient à la fin à saisir ses pensées et à lui répondre. En dehors de son frère et de sa sœur, seul Dewey, le bibliothécaire y est parvenu. Prunille ne parlant qu’en références culturelles, cela montre qu’Olaf a quand même reçu une éducation noble au début et qu’il s’en est détaché après.
D’après certains nobles, il y a moins de méchants chez les gens lettrés. C’est une promotion de la culture et de la littérature. La connaissance serait un critère de noblesse, sans doute du fait qu’elle apporte avec elle des valeurs telles que la justice, le courage et la solidarité.
La culture est mise en valeur de différentes manières au sein de l’association. Il y a tout d’abord les Verrouillages à Digicode Culturel. Comme son nom l’indique, il faut répondre à des questions d’ordre culturel pour l’ouvrir. Il y a par exemple : donner le thème central d’Anna Karénine de Tolstoï. Klaus, ayant lu le roman avec sa mère, il le connaît, ce qui lui permet, ainsi qu’à sa sœur, d’entrer dans un des Q.G. de VDC. En revanche, Esmé n’hésite pas à dire que c’est une totale perte de temps de lire ce genre de livres, ce qui sous-entend qu’elle n’aurait pas pu y entrer. Les connaissances sont des repères pour les membres VDC, surtout les nobles, qui s’assurent ainsi une mise à l’écart des scélérats.
Les codes et les messages secrets sont également cryptés de sorte que seul quelqu’un de cultivé puisse les déchiffrer. Dans le tome 3, tante Agrippine, la tutrice des enfants, [spoil]fait semblant de se suicider et leur laisse un billet exprimant son désespoir. Mais c’est avant tout un message dont le code est caché dans les fautes d’orthographe et de grammaire. Agrippine ne vivait que pour ces disciplines, il était donc impensable qu’elle commette autant d’erreurs. Klaus l’ayant compris, il réussit à déchiffrer le message[/spoil]. Il existe également les Vers Déviant à la Conformité. Il s’agit de reprendre un poème et d’en changer certains mots afin de délivrer un message. Ce code apparaît au tome 11 et c’est le poème « Le Morse et le Charpentier » de Carroll qui est utilisé. On peut remarquer que les nobles ont leurs figures intellectuelles de prédilection.
Cette mise en avant de la culture est symbolisée par la présence dans chaque maison VDC d’une bibliothèque. Chacune étant spécialisée dans un domaine, l’ensemble forme un gigantesque puits de savoir réparti dans différentes régions. De plus, la plupart des membres VDC savent citer les personnes illustres comme Martin Luther ou Nietzsche. Tout au long de la série, les enfants déjouent les pièges d’Olaf grâce aux connaissances de leurs tuteurs ou celles contenues dans les bibliothèques qu’ils croisent. C’est très frappant dans le tome 2, lorsque l’oncle Monty, l’herpétologue, [spoil]est assassiné par Olaf et qu’il faut prouver qu’il n’a pas été piqué par un de ses serpents. Les enfants et surtout Klaus s’aident des livres de Monty qu’Olaf n’a bien sûr pas lu. C’est dommage car cela lui aurait permis de voir que le venin qu’il a utilisé appartient à un serpent qui ne pique pas mais étouffe sa proie[/spoil]. La connaissance permet donc de faire la différence entre nobles et scélérats.
Le style du narrateur est la dernière preuve de culture des membres VDC. À chaque fois qu’il emploie un terme qu’il juge inconnu du lecteur, il le définit, mais de façon parfois très surprenante. Ainsi, la définition d’adversaire devient simplement : « Comte Olaf ».

Citation de début in Le Pénultième péril, chapitre 9





























































Alors, voulez-vous tourner ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N'hésitez pas à laisser votre nom et votre blog si vous en avez un ! :)

Merci de votre visite !