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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

vendredi 6 janvier 2017

Le Ventre de Paris ~ Émile Zola

« Sa figure rougeaude, aux durs cheveux châtains, prenait un air d’attention profonde. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au « ventre boutiquiers, au ventre de l’honnête moyenne… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier », il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.
C’est un classique de la littérature française, un des romans de Zola les plus connus. Si vous aimez les descriptions et le quartier des Halles au XIXe siècle, ce livre est fait pour vous.
Nous suivons, comme dans la plupart des Zola, la vie d’un infortuné qui se concentre dans le quartier des Halles. Fidèle à lui-même, l'auteur mène la vie dure à ses personnages.
Lisa est le personnage vraiment déplaisant, répugnant et dégoûtant. On a la traditionnelle opposition entre la charcuterie et la poissonnerie. Le tableau fait de Paris est haut en couleurs. L’écriture de Zola va au-delà des mots, il arrive à nous faire sentir une odeur, à faire briller la peau du fruit.
Les romans de Zola sont tellement denses qu'il est difficile de retenir tous les personnages et les moments clefs de l'intrigue. Cependant, ils laissent toujours une impression, des souvenirs d'une atmosphère, d'un lieu. En cela, Zola manie parfaitement l'art de la narration et de la description.
Extrait :

« C’était un monde de bonnes choses, de choses fondantes, de choses grasses. D’abord, tout en bas, contre la glace, il y avait une rangée de pots de rillettes, entremêlés de pots de moutarde. Les jambonneaux désossés, venaient au-dessus, avec leur bonne figure ronde, jaune de chapelure, leur manche terminé par un pompon vert. Ensuite arrivaient les grands plats : les langues fourrées de Strasbourg, rouges et vernies, saignantes à côté de la pâleur des saucisses et des pieds de cochon ; les boudins, noirs, roulés comme des couleuvres bonnes filles ; les andouilles, empilées deux à deux, crevant de santé ; les saucissons, pareils à des échines de chantre, dans leurs chapes d’argent ; les pâtés, tout chauds, portant les petits drapeaux de leurs étiquettes ; les gros jambons, les grosses pièces de veau et de porc, glacées, et dont la gelée avait des limpidités de sucre candi. »
Le mot de la fin :

Ce n’est pas le plus long des Zola, mais il est aussi condensé et passionnant.

Alors, voulez-vous tourner ?

1 commentaire:

  1. Zola sait manier la narration et la description, c'est certain ! En même temps c'est la raison pour laquelle c'est mon auteur préféré. J'ai adoré ce livre avec les Halles. J'ai essayé de faire un parallèle avec la situation actuelle, comme je l'avais fait naturellement après lecture d' "Au bonheur des dames". Cela me donne envie de relire un Zola

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