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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

jeudi 5 mai 2016

Pourquoi lire des classiques ?


Beaucoup de gens le disent, lire des classiques est une corvée, surtout lorsqu’ils sont imposés en cours. Il convient de revenir sur ce point car certaines œuvres sont parfois jugées trop rapidement.

Comme beaucoup, j’avais des préjugés sur les classiques. En arrivant en seconde, ma professeure de français m’a très clairement expliqué que je ne pouvais pas me contenter de fantasy pour ma culture, d’autant que je voulais intégrer une première littéraire et poursuivre sur une prépa. L’été suivant, je me suis donc penchée sur la question des classiques. 
Nous avions une œuvre obligatoire à lire, L’œuvre de Zola pour l’option histoire des arts, et autrement le programme des vacances était libre dans les autres matières. Je suis donc allée à la bibliothèque et j’ai emprunté les œuvres les plus courtes et qui me semblaient les plus indispensables. J’ai vraiment écrémé la liste générale qu’on m’avait donnée. Me voilà donc sur la plage avec du Molière, du Corneille, du Mme de la Fayette. Ces lectures ont été un véritable calvaire car je me suis ennuyée et je n’ai rien pu en tirer. Puis, est venu le temps de Zola. Cette histoire a été comme un électrochoc. Le thème de l’art me plaisait vraiment au départ, mais en plus de ça j’ai redécouvert un auteur que je n’appréciais pas spécialement avant. Ce livre n’est pas le premier cité par les enseignants, alors qu’il est vraiment très riche et dépeint une société qui intéresse pas mal d’élèves et de jeunes gens, à savoir les artistes dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
À partir de là, j’ai voulu donner une chance aux classiques et aux auteurs que je n’aimais pas. Cela s’est révélé assez fructueux pour quelques-uns comme Maupassant, Montesquieu ou Sartre. Arrivée en prépa, notre professeure de littérature a mis le doigt sur ce qui ne va pas : on ne s’attarde que sur certains ouvrages, alors que les auteurs en ont écrit bien d’autres. C’est comme ça que La recherche de l’absolu de Balzac s’est retrouvée dans mes mains, une révélation, car je détestais cet auteur.

Il faut comprendre que les grands classiques doivent être connus, pour la culture générale, mais on les étudie tellement en classe qu’il n’est pas nécessaire de les lire en entier. Prenez quelques extraits dans un manuel, posez-vous quelques questions sur l’œuvre, mais la lire en entier n’est pas toujours nécessaire si vous n’avez pas aimé l’extrait. Il vaut mieux fouiller dans l’œuvre de l’auteur, on trouve parfois de vraies perles que les professeurs mettent de côté pour des raisons que j’ignore totalement. Si vraiment vous n’aimez pas les classiques parce que ce sont des histoires qui datent et que le contexte ne vous plait pas, dites-vous que Stendhal n’a pas seulement écrit Le rouge et le noir mais aussi une nouvelle intitulée Vanina Vanini. Le style de l’auteur s’y retrouve très bien, et le format de la nouvelle empêche de faire des descriptions interminables. Tout le monde y trouve son compte. 
Certains auteurs ont des périodes d’écriture différentes, les œuvres de la jeunesse n’ont pas le même ton que celles de la maturité. Aussi, vous pouvez être surpris par certaines périodes de leur vie et vous laisser davantage entraîner dans l’histoire.
Il existe des méthodes alternatives comme le livre audio qui peut être plus intéressant, les abrégés (à condition que les passages sélectionnés soient pertinents), les réécritures dans d’autres genres comme la BD, le manga… Il faut quand même vérifier que l’histoire originelle n’est pas trop modifiée mais les maisons d’édition proposent un large choix de ce type de réécritures. Un autre biais peut être le changement total de média. Les classiques ont été très souvent adaptés en film, en pièce de théâtre. Cela vous permet d’avoir la trame narrative et peut vous donner envie de lire le livre. Les pièces de théâtre ne reprennent pas forcément le même genre, beaucoup de metteurs en scène proposent des adaptions de romans, de contes, des lectures de poésie, parfois associés à d’autres formes artistiques comme la musique. Il y a beaucoup de diversité, chaque profil de lecteur peut y trouver son compte.

J’ai eu ce cas d’électrochoc avec :
• Balzac : La Recherche de l’absolu, Le chef-d’œuvre inconnu
• Hugo : L’Homme qui rit
• Ionesco : La Leçon
• Sartre : Morts sans sépulture
• Verne : Deux ans de vacances
• Zola : L’œuvre

Que pensez-vous des classiques ? Quels sont vos préférés et ceux que vous aimez le moins ?

2 commentaires:

  1. Je n'ai absolument aucun problème et j'ai commencé à en lire beaucoup dès le collège. Ce sont mes livres favoris. Pour moi ils sont essentiels car ils sont connus, reconnus, donc toute personne se doit de les lire. Je trouve cela dommage d'étudier des extraits et de ne pas se pencher sur l'oeuvre, même si elle ne nous plaît pas. C'est aussi ça la littérature : l'ouverture d'esprit.

    Mes préférés sont aussi Zola, Alexandre Dumas, Balzac, Jane Austen... J'aime beaucoup moins les classiques du XXe siècle par contre !

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    Réponses
    1. Merci pour ton avis !
      L'ouverture d'esprit c'est bien, mais il ne faut pas non plus se dégouter des textes. Quand une personne n'aime pas les classiques, il vaut mieux qu'elle lise des extraits plutôt que rien. Ce n'est pas pour rien qu'on étudie des abrégés et des nouvelles au collège, se farcir l'intégralité des Misérables à 12 ans, c'est difficile et tu n'as pas toujours la maturité pour l'apprécier ^^

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