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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

dimanche 17 avril 2016

Le Magasin des suicides ~ Jean Teulé

« Le personnage de la Mort sort de la pendule à coucou et chante neuf heures »




Résumé de la quatrième de couverture :

Vous avez raté votre vie, réussissez votre mort ...

Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
J'ai découvert ce livre grâce à d'autres blogs qui en parlaient. Je sais qu'un film a été fait, il me tentait mais je ne l'ai pas encore vu.
C'est un petit livre original que nous avons là. Nous suivons l'histoire des Tuvache, gérants d'un magasin qui propose des dizaines de solutions pour se suicider. Leur problème : Alan, le dernier enfant qui voit toujours la vie en rose, le verre à moitié plein. Ses parents, son frère et sa sœur en ont plus qu'assez mais doivent vivre avec lui.
J'ai beaucoup aimé le fait que les chapitres soient très courts. C'est très agréable pour la lecture. De plus, l'histoire se déroule sur plusieurs années et l'auteur nous présente en fait des petits épisodes, qui participent de l'intrigue sans être liés les uns avec les autres. Le fait que ce soit écrit au présent m'a dérouté et je n'ai pas trop adhéré à ce temps.
Le monde, dans lequel les Tuvache vivent, est un futur assez atroce qui j'espère ne viendra pas, entre les tours immenses et plus de verdure. La société dépeinte paraît assez extrême mais elle montre aussi des dérives de la nôtre.
L'histoire est vraiment très originale, je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages mais je les ai appréciés. Ils ont des caractères assez différents, des personnalités intéressantes et surtout des défauts bien développés. J'ai beaucoup aimé la façon dont Alan retourne les situations à son profit.
Je m'attendais au dénouement mais il est bien amené et la fin est une sorte d'apothéose, à laquelle on s'attend, certes, mais qui est réjouissante. J'aurais aimé que ce soit moins court, que d'autres personnages entrent dans l'histoire, parce que finalement on a un peu l'impression que c'est expéditif. J'aurais aimé voir d'autres aspects de la société.
Extrait :

« Mais si vous préférez vous morfondre une dernière fois, propose Lucrèce, vous pouvez aussi confectionner votre poison. Beaucoup de femmes apprécient l'idée de ruminer leur peine en se préparant la mort. Par exemple, la digitaline : vous broyez dans un mortier des pétales de digitales qu'on a au rayon frais. Vous savez, ce sont des grappes de fleurs en forme de doigts tombants qui ressemblent à des mains molles de gens accablés. »
Le mot de la fin :

Un petit roman vraiment original, idéal pour décompresser et rigoler, chasseur de morosité !

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