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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

lundi 17 août 2015

Deux ans de vacances ~ Jules Verne

« m’est avis qu’on eût mieux fait de l’appeler : cochonpotame ! »




Résumé de la quatrième de couverture :

Dans le Pacifique, un yacht, le Sloughi, est en perdition. A bord, quinze garçons de huit à quatorze ans. Pas un adulte avec eux [...]. La tempête précipite le Sloughi sur des écueils et les enfants, non sans peine, arrivent sur une île déserte. Les longues « vacances » commencent... Pour subsister, les jeunes naufragés n'ont que leur courage et leur ingéniosité [...]. Des rivalités divisent la petite colonie, les caractères se heurtent... La scission est accomplie quand de redoutables bandits abordent le rivage. 
Ma première impression :

J'ai dû le lire pour l'école. J'avais déjà lu du Verne avant et je n'avais pas du tout aimé. Je me suis donc plongée dedans avec quelques réticences. Mais l'histoire et l'action démarrent très vite et je me suis laissé emporter avec les enfants sur cette île loin de tout.
L'histoire met en place des canons connus de tous, mais qui fonctionnent très bien. Les enfants sont livrés à eux-mêmes, ils doivent donc puiser dans leurs ressources. C'est assez fluide, les longues descriptions de Verne ne sont pas très présentes. La place est laissée à l'aventure.
J'ai beaucoup aimé la rivalité entre Briant et Doniphant. Gordon représente l'équilibre et en même temps le retrait, il ne se mouille pas et préfère la neutralité. Cela dit, ce sont tous des enfants assez incroyables au sens propre, on a du mal à se représenter des enfants capables de faire tout ça sans avoir peur, sans passer par de vrais moments de doute et de nostalgie de leur terre natale.
L'exploration de l'île se fait en plusieurs temps, ce qui nous met dans la peau des enfants, comme eux, on ne sait pas ce qui les attend, les dangers qui les guettent.
Extrait :
«  Allons, en route !  s'écria Briant, qui se réveilla le premier, dès six heures du matin.
En quelques minutes, tous les trois eurent repris place dans la yole et se laissèrent aller au courant du rio.
Ce courant était assez fort – la marée descendait depuis une demi-heure déjà – pour qu'il ne fût pas nécessaire de recourir aux avirons. Aussi, Briant et Jacques s'étaient-ils assis à l'avant de la yole, tandis que Moko, installé à l'arrière, se servait de l'une des rames comme d'une godille, afin de maintenir la légère embarcation dans le fil des eaux. »
Le mot de la fin :

C'est plus facile de rentrer dans l'œuvre de Verne par cette histoire plutôt que par une autre plus connue car elle est plus courte et bien moins soporifique je trouve. Elle parle vraiment au lecteur.

3 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas ce roman ! Il pourrait être bien si ma lecture du Tour du monde en quatre-vingt jours me plait !

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    1. C'est un des plus agréables à lire je trouve, il y a plus d'action que dans les autres !

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  2. J'ai lu quelques oeuvres de Jules Verne et j'avais bien aimé. Je note donc ce titre. Il me tarde d'avoir du temps pour pouvoir mieux découvrir les livres de ce fameux écrivain !

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