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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

mardi 9 juin 2015

Du temps qu'on existait ~ Marien Defalvard

« J’avais la bouche pleine de guillemets »




Résumé de la quatrième de couverture :

Cela commence par un enterrement. Cela finit par un enterrement. Entre les deux, le mort raconte sa vie. Et quel enchantement !
Des années 1970 à nos jours, toute son entreprise va précisément consister à esquiver la vie et ses contraintes. Et ce jeune, puis moins jeune, puis vieux fils de famille va de maison en maison, de campagne en ville et d'une ville dans une autre ville, véritable gitan de luxe qui promènera à travers la France sa grande intelligence offusquée par la vulgarité des temps.
Mélancolique et satirique, virtuose et touchant, voici l'étonnant premier roman d'un jeune homme qui semble avoir mille ans.

Ma première impression :

On m'a offert ce livre quand j'étais en terminale car il y avait eu de la promotion, notamment sur le fait que l'auteur n'avait que 19 ans quand il l'a écrit et c'est assez impressionnant de lire ce qu'il a imaginé à cet âge. J'ai donc commencé à le lire et au bout d'une centaine de pages j'en ai eu assez du style et je l'ai mis de côté. Je ne l'ai repris que cette année, soit 3 ans plus tard.

Je vais commencer par le fond. On suit l'histoire d'un garçon, puis d'un adulte au fil des ans et de ses déménagements. Le livre est divisé en sections qui correspondent à des périodes de sa vie et à ses différentes adresses. En soi, ce n'est pas très compliqué. Mais le garçon en question n'a pas une vie très palpitante. Il évoque son homosexualité, ses relations avec sa famille, avec ses quelques amis mais c'est assez vague. Il y a surtout beaucoup de descriptions des endroits qu'il traverse et de ses émotions face à cela.
Je n'ai pas très bien compris la fin, le narrateur est censé être mort célibataire et celui qui dit « je » dans le dernier chapitre parle de sa veuve. Bref, si quelqu'un l'a lu, je veux bien qu'on éclaire ma lanterne !
Passons au plus compliqué, à savoir la forme et le style. Les phrases sont parfois très longues, parfois très courtes, avec ou sans verbe principal. C'est assez déroutant au début mais je trouve ça très intéressant comme travail de la langue. Le vocabulaire est extrêmement riche, ainsi vous croiserez des « poussivement », « liquoreuses », ou encore « bistroquet ». Ce qui m'a vraiment dérangé c'est le trop plein de métaphores. A force on ne comprend plus les images, certaines associations de mots sont vraiment étranges. Le ton est aussi parfois assez pompeux. J'ai eu souvent l'impression que le narrateur se pensait au-dessus des autres et par extension l'auteur, qui fait étalage de sa connaissance de la langue. Ça devient parfois ennuyeux de le suivre, on ne voit pas le bout de sa pensée.

Extrait :

« Mais le vrai bonheur qu'il y avait à jouer au Monopoly n'était ni dans la caisse de communauté, ni dans le prix de beauté, ni en prison ; la grande aventure, c'était les familles de rues. Les huit composaient un tableau parfait. Les petites rues roses malpropres du début, que j'imaginais barbouillées de pochtrons et de merdes de chiens, et que je voyais beaucoup plus noires, plus moyenâgeuses qu'elles n'étaient en réalité, étaient la propriété de ma sœur : elle trouvait ça spirituel d'acheter ces rues misérables, ça faisait « petit truc drôle ». Je signale en passant que je n'ai jamais vu quelqu'un gagner quoi que ce soit grâce à ces deux rues à rigoles et ordures ; et leur inutilité n'était pas ignorée de ma sœur : simplement elle aimait, comme moi, l'intelligence et les bibelots. »

Le mot de la fin :

C'est intéressant pour vivre une expérience livresque particulière mais il faut s'accrocher pour le finir. Même la fin ne m'intéressait pas parce qu'elle était donnée dans le résumé.

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