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"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

lundi 4 mai 2015

Le Faiseur ~ Honoré de Balzac

« Mais l’amour vous enverra-t-il des coupons de rente au bout de ses flèches ? »



Résumé de la quatrième de couverture :

[...] Cette comédie de mœurs [...] met en scène un spéculateur génial qui, plumant les gogos sous prétexte de les enrichir, fait preuve d'une créativité intarissable dans les combinaisons financières les plus douteuses. « Saltimbanque de la Bourse », Mercadet pratique avant l'heure et avec un art consommé ce que Wall Street nomme aujourd'hui les junk bonds, ou « emprunts pourris »... Analyse au vitriol des dérives entraînées par le régime affairiste de la monarchie de Juillet, Le faiseur est surtout le portrait d'un filou à l'énergie fabulatrice sans limites. A travers l'histoire de ce grand constructeur de châteaux en Espagne, Balzac, lui-même « faiseur » en son genre, nous rappelle une vérité essentielle : l'homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi de mots et de vent. [...]
C'est une pièce de théâtre que j'ai lu pour la prépa. On nous a tout de suite dit que c'était une mauvaise pièce, que vraiment Balzac ne brillait pas dedans, mais je ne suis pas d'accord. J'ai vraiment apprécié cette pièce. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus littéraire, mais c'est drôle, assez court et plein de rebondissements. L'intrigue est assez simple : Mercadet, financier doit rembourser ses dettes à ses créanciers alors que son associé s'est fait la malle en Inde. Pour gagner du temps, il trouve un prétexte en sa fille qu'il souhaite marier. Mais ladite jeune fille n'est pas vraiment de cet avis. Il y a des passages de quiproquos vraiment amusants. Les personnages sont assez stéréotypés mais ce n'est pas déplaisant. On retrouve les amants, la mère poule, les domestiques accrocs aux potins. C'est vraiment léger comme histoire, c'est une comédie, on sait d'avance que la fin sera heureuse. Ça ne parle pas que de finances, on a vraiment une peinture des mœurs de l'époque, dans une famille de bonne condition. En termes de style, ce n'est pas lourd comme dans certains romans de Balzac. Il n'y a pas de longues tirades, le vocabulaire est simple et le thème est toujours d'actualité.
Extrait :

« MERCADET. – Vous alliez me faire arrêter ?
PIERQUIN. – Ah ! vous aviez deux ans ! Je ne garde jamais de dossiers si longtemps ; mais pour vous je m'étais départi de mes principes. Si ce mariage est une invention, je vous en fais mon compliment... Le retour de Godeau s'usait diablement !... Un gendre vous fera gagner du temps. Ah ! mon cher, vous nous avez promené avec des relais d'espérances à désespérer des vaudevillistes ! Ma foi ! je vous aime, vous êtes ingénieux ! A fille sans dot riche mari, c'est hardi. »
Le mot de la fin :

Une comédie légère, une intrigue simple et des personnages manipulés et manipulateurs dans une mise en scène d'un capitalisme tourné en dérision.

2 commentaires:

  1. Je ne connaissez pas ce titre de Balzac mais cela me plairait beaucoup de le lire. Je ne savais même pas que Balzac avait écrit une pièce de théâtre !! Merci pour la découverte ! ;-)

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    1. Oui toute ma classe a eu la surprise en prépa de voir ce titre au programme ^^ beaucoup ont trouvé que c'est une mauvaise pièce mais pour ma part j'ai passé un bon moment et le thème résonne encore aujourd'hui :)

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