Citation

"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

jeudi 23 avril 2015

Le Père Denoël est-il une ordure ? ~ Gordon Zola

« Peu de talent, pas froid aux yeux et chaud aux fesses : les trois meilleurs atouts du succès ! »




Résumé de la quatrième de couverture :

« SOS femmes tondues, j’écoute… » Rien ne pouvait laisser deviner à Maître Lucien Bonplaisir, avocat de l’édition, défenseur des veuves tondues et des orphelines éplorées, qu’il serait tragiquement plongé dans un des mystères criminels les plus déroutants du XXe siècle ! Le 2 décembre 1945, l’éditeur de Louis-Ferdinand Céline, Robert Denoël, est assassiné à Paris d’une balle dans le dos… Soixante-dix ans plus tard, bien que toutes les pièces du puzzle soient étalées devant nos yeux, le mystère reste entier !
Nous suivons l’avocat Lucien et sa secrétaire Lucette dans une affaire rocambolesque. Robert Denoël est assassiné et la justice conclut au meurtre d’un rodeur. Mais Lucien, après sa rencontre avec Zoé Etarivo, comprend que tout cela tient plus du complot. Les grands éditeurs parisiens cherchent à se protéger et sont prêts à tout. 
On comprend dès le début quel est le problème : celui de la collaboration avec les Allemands lors de la guerre. Les grands écrivains débattent pour savoir qui doit être éliminé pour ses écrits. Encore une fois, on se demande comment l’auteur va se sortir de cette intrigue. Vingt pages avant la fin, on ne voit pas du tout quel miracle peut résoudre l’affaire. Mais Gordon Zola est passé maître dans l’art des tours de passe-passe. 
Les personnages ne sont pas nombreux, cela permet de développer la personnalité des principaux. Lucien est vraiment la figure du gars déterminé, qui ne laisse rien tomber, quitte à devenir la cible d’un tueur en série. 
Le style est identique aux autres romans, beaucoup d’humour, de jeux de mots. Le champ lexical du cheveu est largement décliné.
Extrait :

« - Certes, mais il s’agissait là de démontrer que vous jouiez un double jeu durant l’occupation… Que vos rapports très serrés avec les Allemands vous permettaient en même temps de renseigner la résistance… D’ailleurs, le témoignage de Jo Malin, alias le Maquis de Sade, alias le Juif « indic » errant, organisateur du mouvement Mamelouk, a beaucoup fait en votre faveur…
- Il avait eu droit aux miennes, le cochon… Il aurait aussi pu faire la liasse avec Jo le malpropre, Freddy le vicieux ou Bibi le fricoteur et être aux commandes de l’opération Fourre-tout ! Peux vous assurer qu’il ne fallait pas lui en promettre au Jeannot lapin… Résistant, résistant… laissez-moi pouffer… Résistait pas beaucoup quand je faisais fumer ma poitrine, le cochon… J’ai rien voulu dire au procès, mais j’aurais pu en raconter des blettes et des pas dures ! »
Le mot de la fin :

Ce n’est pas le meilleur que j’ai pu lire, mais il reste quand même très bien. Il se lit rapidement, est très divertissant et permet d’en apprendre un peu plus sur l’épuration, une période trouble. Un historico-déconnant au poil !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N'hésitez pas à laisser votre nom et votre blog si vous en avez un ! :)

Merci de votre visite !