Citation

"La culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus." in N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco

lundi 12 juin 2017

N'oublie rien en chemin ~ Anne-Sophie Moszkowicz

« Si le métro est tout en tangage et secousses, c’est pour le rapprochement des amoureux, rien d’autre. »


Résumé de la quatrième de couverture :

À la mort de sa grand-mère qu’elle adorait, Sandra, quarante ans, se voit remettre des lettres et des carnets de son aïeule. Rivka y livre un témoignage poignant sur sa jeunesse dans le Paris de l’Occupation, les rafles, la terreur, le chaos. Mais il y a plus. Par-delà la mort, la vieille femme demande à sa petite-fille d’accomplir une mission. Une mission qui obligera Sandra à retourner à Paris, ville maudit, sur les traces de son amour de jeunesse, Alexandre. Un homme étrange, hypnotique et manipulateur dont Sandra ne pensait plus jamais croiser la route… Pour elle, l’heure est venue d’affronter ses démons.
Dans une atmosphère empreinte de souvenirs, Anne-Sophie Moszkowicz nous livre un petit bijou de douceur. Malgré un passé assombri par la guerre, Sandra mène une vie calme jusqu’au jour où Rivka lui transmet ses fameux carnets Moleskine. Ce sont de véritables boîtes à trésors qui rouvrent un chapitre de la vie de Sandra qu’elle aurait préféré garder enfoui dans son cœur. À travers ses yeux, nous découvrons ou redécouvrons Paris. La ville d’aujourd’hui, mais aussi celle d’il y a 20 ans, lorsque Sandra était une jeune étudiante amoureuse.
Ce roman invite à nous remémorer des faits historiques douloureux, que nous partageons par la force des choses. Il nous invite aussi à ne pas avoir peur de remuer le passé, à accepter de jeter des coups d’œil en arrière pour mieux savourer le présent. La vérité livrée dans ce roman est la fois personnelle et universelle. C’est celle des Juifs. C’est aussi celle de Rivka, cette femme qui a un jour sauté par la fenêtre pour sauver sa vie. C’est celle d’une mémoire collective, pas toujours partagée. C’est aussi celle d’une petite-fille qui préfère garder pour elle les secrets enfouis et auxquels seuls les lecteurs ont accès.
Le récit alterne entre trois narrations : celle au présent où Sandra remonte à Paris, celle au passé avec les souvenirs de Sandra, et enfin les lettres de Rivka, reflets de l’Occupation. L’auteure a une plume simple, naturelle. Elle tisse son roman avec dextérité sans se départir d’une sincérité bouleversante.
Les événements s’enchaînent, les souvenirs prennent place et, sans s’en rendre compte, le lecteur parvient à la fin du roman. Une fin belle, ni heureuse ni malheureuse, mais en cohérence avec ce que nous savons des personnages.
Extrait :

« La transmission est perméable au silence. Ils aimeraient tant que nous nous taisions à jamais. Tout le monde veut ranger les vieilles histoires au fond des tiroirs, faire comme si le linge avait toujours été propre. Mais ils savent bien que personne ne pourra oublier. Ils auront beau faire tous les efforts possibles pour omettre les détails de l’histoire, ils restent là, sous la couche de vernis, prêts à leur sauter à la figure dès que certains auront le courage de parler. Il restera toujours des bribes éparses, omniprésentes, qui ressurgiront à la moindre occasion. La mémoire est un terrain vertigineux et quand l’individuelle flanche, la collective prend le relais. Il le faudra bien. Sans ça, ils nous tueront une deuxième fois. »
Le mot de la fin :

Un roman à lire, relire, offrir, pour ceux qui aiment l’histoire, ou tout simplement la littérature.

Alors, voulez-vous tourner ?

mardi 6 juin 2017

Incarceron ~ Catherine Fisher

« Ils pénétrèrent dans la Prison en grande pompe. On ne les revit jamais. »


Résumé de la quatrième de couverture :

Finn est prisonnier d’Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s’évader. Claudia, la fille du directeur d’Incarceron, vit à l’Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIe siècle. Piégée par une existence qu’elle n’a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison.
Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l’autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d’échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas.

vendredi 2 juin 2017

Vingt mille lieues sous les mers ~ Jules Verne

« Quand le pinceau lui-même est inhabile à rendre les effets particuliers à l’élément liquide, comment la plume saurait-elle les reproduire ? »


Résumé de la quatrième de couverture :

Un monstre marin terrorise la planète. Les pays sont en alerte et envoient des navires tuer la bête, sans succès. Pierre Aronnax, éminent professeur français, est invité sur un navire pour participer à la course-poursuite. Mais l’animal lutte et le professeur tombe à l’eau ainsi que Conseil, son domestique et Ned Land, un chasseur. Ils échouent sur une étrange surface métallique qui se trouve être un navire sous-marin où habite un étrange équipage. Embarqués de force, les trois compères deviennent des prisonniers dans un vaisseau voulant être un symbole de liberté.

vendredi 19 mai 2017

La vie serait simple à Manneville ~ Pierre Cochez

« Tu as toujours eu un tempérament de concierge. C’est normal que tu veuilles être journaliste »

Résumé de la quatrième de couverture :

Les murs mangés par la vigne vierge, les fenêtres grandes ouvertes, Manneville est une maison de famille, celle qui abrite le jeune Bruce Dehaut, ses sœurs, de joyeux cousins, et puis des adultes occupés à profiter de l’été en lisant le journal ou en préparant des pastis-grenadine. La vie serait simple à Manneville, mais Bruce doit partir. L’Angleterre l’attend : Oxford, les études, un début de vie adulte. Là-bas, Bruce fera la rencontre d’Alex, un grand roux à la veste de tweed beige, qui fume des cigarettes en jouant au jacquet. Bruce n’avait pas prévu ça. L’amour, l’éblouissement. Et l’impossibilité d’une vie partagée.
Devenu journaliste, il sillonnera le monde, des îles Féroé au Mozambique, en quête de vérité, en quête de lui-même, pris dans un mouvement permanent. Mais Bruce l’apprendra, l’attente aussi est une façon d’aimer.

mardi 9 mai 2017

La Trilogie de Wielstadt ~ Pierre Pevel

« Ai-je l’honneur de parler au Roi Misère, monarque des truands, garces et gueux de Wielstadt ? »


Résumé de la quatrième de couverture :

Hiver 1620 : après s’être acquitté d’une délicate mission pour l’Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de ma Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.